Gobineau

Arthur de Gobineau

Arthur de Gobineau, né le 14 juillet 1816 à Ville-d’Avray et mort le 13 octobre 1882 à Turin.

  • Essai sur l’inégalité des races humaines – tome I

    ad fontes éditions, Arthur de Gobineau, Essai sur L’inégalité
 des 
races humaines

    « La chute des civilisations est le plus frappant et en même  temps le plus obscur de tous les phénomènes de l’histoire. En effrayant l’esprit, ce malheur réserve quelque chose de si mystérieux et de si grandiose, que le penseur ne se lasse pas de le considérer, de l’étudier, de tourner autour de son secret […] Mais quand, après un temps de force et de gloire, on s’aperçoit que toutes les sociétés humaines ont leur déclin et leur chute, toutes, dis-je, et non pas telle ou telle ; quand on remarque avec quelle taciturnité terrible le globe nous montre, épars sur sa surface, les débris des civilisations qui ont précédé la nôtre, et non seulement des civilisations connues, mais encore de plusieurs autres dont on ne sait que les noms, et de quelques-unes qui, gisant en squelettes de pierre au fond de forêts presque contemporaines du monde, ne nous ont pas même transmis cette ombre de souvenir ; lorsque l’esprit, faisant un retour sur nos États modernes, se rend compte de leur jeunesse extrême, s’avoue qu’ils ont commencé d’hier et que certains d’entre eux sont déjà caducs : alors on reconnaît, non sans une certaine épouvante philosophique, avec combien de rigueur la parole des prophètes sur l’instabilité des choses s’applique aux civilisations comme aux peuples, aux peuples comme aux États, aux États comme aux individus, et l’on est contraint de constater que toute agglomération humaine, même protégée par la complication la plus ingénieuse de liens sociaux, contracte, au jour même où elle se forme, et caché parmi les éléments de sa vie, le principe d’une mort inévitable. »


    354 pages / 13,20€ commander
  • Essai sur l’inégalité des races humaines – tome II

    ad fontes éditions, Arthur de Gobineau, Essai sur L’inégalité
 des 
races humaines

    « À Rome, de même, on eut l’art de se saisir des découvertes appartenant aux points les plus lointains du globe. Au moyen âge, où la société civile semble, à beaucoup de personnes, inférieure à ce qu’elle fut sous les Césars et les Augustes, on redoubla cependant de zèle et on obtint de plus grands succès pour la concentration des connaissances. On pénétra bien plus avant dans les sanctuaires de la sagesse orientale, on y recueillit bien plus de notions justes ; et, en même temps, d’intrépides voyageurs accomplissaient, poussés par le génie aventureux de leur race, des voyages lointains auprès desquels les périples de Scylax et d’Annon, ceux de Pythéas et de Néarque méritent médiocrement d’être cités. Et, cependant, un roi de France, et même un pape du douzième siècle, promoteurs et soutiens de ces généreuses entreprises, étaient-ils comparables aux colosses d’autorité qui gouvernèrent le monde romain ?
 »


    368 pages / 13,65€ commander