Gautier

Théophile Gautier

Théophile Gautier, né à Tarbes le 30 août 1811 et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872.

  • Les Jeunes France, contes et nouvelles, tome I

    ad fontes éditions,Théophile Gautier, Les Jeunes France

    « Je n’ai pas fait un seul voyage : je n’ai vu la mer que dans les marines de Vernet ; je ne connais d’autres montagnes que Montmartre. Je n’ai jamais vu se lever le soleil ; je ne suis pas en état de distinguer le blé de l’avoine. Quoique né sur les frontières de l’Espagne, je suis un Parisien complet, badaud, flâneur, s’étonnant de tout, et ne se croyant plus en Europe dès qu’il a passé la barrière. Les arbres des Tuileries et des boulevards sont mes forêts ; la Seine, mon Océan. Du reste, je vous avouerai franchement que je me soucie assez peu de tout cela ; je préfère le tableau à l’objet qu’il
représente, et je serais bien capable de m’écrier, comme madame de Staël devant le lac de Genève : Oh ! le ruisseau de la rue Saint-Honoré ! »


    258 pages / 11,10€ commander
  • Une Larme du Diable, contes et nouvelles, tome II

    ad fontes éditions,Théophile Gautier, Une Larme du Diable

    « Moi, pauvre prêtre de campagne, j’ai mené en rêve toutes les nuits (Dieu veuille que ce soit un rêve !) une vie de damné, une vie de mondain et de Sardanapale. Un seul regard trop plein de complaisance jeté sur une femme pensa causer la perte de mon âme ; mais enfin, avec l’aide de Dieu et de mon saint patron, je suis parvenu à chasser l’esprit malin qui s’était emparé de moi. Mon existence s’était compliquée d’une existence nocturne entièrement différente. Le jour, j’étais un prêtre du Seigneur, chaste, occupé de la prière et des choses saintes ; la nuit, dès que j’avais fermé les yeux, je devenais un jeune seigneur, fin connaisseur en femmes, en chiens et en chevaux, jouant aux dés, buvant et blasphémant ; et lorsqu’au lever de l’aube je me réveillais, il me semblait au contraire que je m’endormais et que je rêvais que j’étais prêtre. De cette vie somnambulique il m’est resté des souvenirs d’objets et de mots dont je ne puis pas me défendre, et, quoique je ne sois jamais sorti des murs de mon presbytère, on dirait plutôt, à m’entendre, un homme ayant usé de tout et revenu du monde, qui est entré en religion et qui veut finir dans le sein de Dieu des jours trop agités, qu’un humble séminariste qui a vieilli dans une cure ignorée, au fond d’un bois et sans aucun rapport avec les choses du siècle. »


    280 pages / 12,75€ commander